Avec la fin de l'été et l'automne arrive la saison des champignons. J'en ai déjà un peu parlé et illustré précédement mais je ne résiste pas à vous en remontrer. Vous savez comme on aime cavaler en toute saison dans les bois et les montagnes, alors c'est fort agréable quand on peut joindre l'utile: la recherche de ses précieuses variétés.
En effet, plusieurs espèces sont le centre de notre intéret. On écarte les non comestibles même si parfois ils valent le coup d'oeil:
Ci-dessus une amanite-tue mouche (Amanita muscaria). Il ne vaut mieux pas la ramasser car les substances que contiennent ce champignons pourraient causer des troubles sérieux: toxique par la muscarine (agonistes des récepteurs cholinergiques), hallucinogène par le muscinol et enfin hypnotique par la muscazone; bref panoplie complète pour être mal pendant au moins plusieurs jours, si on résiste...
Pour notre part, on rammasse aussi quelques champignons des champs comme les coulemelles ou lépiotes (Macrolepiota procera). Elles sont parfois spectulaires avec leur grand chapeau qu'on voit de loin dans les près ! On ne mange généralement que le chapeau. La lépiote est caractéristique avec son odeur de son et ses petites écailles foncées sur le chapeau. Dans la même famille on trouve les coprins. Mais il faut se méfier des petites lépiotes qui peuvent être toxiques voire mortelles.
Il vaut mieux se concentrer sur les girolles ou chanterelles (Cratarellus cibarius) aisément reconnaissables mais très recherchées. Ce qui fait que nous avons des coins assez
inaccessibles dans les montagnes, donc moins fréquentés. Là nous augmentons notre probabilité de remplir son panier ! C'est une vrai régal
de les cuisiner aussi bien en omelettes quand on n'en a pas beaucoup ou sinon nature avec de l'ail et du persil. Elles accompagnent très bien les pattes et le riz, parfois même sous forme de risotto.
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Elles sont parfumées et excellentes sous la dent. Cependant, je crois que le plus grand plaisir c'est de les découvrir nichées dans la mousse.
La famille des chanterelles est vaste et nous en consommons aussi d'autres sortes comme les craterelles (ou trompettes jainissantes, Cantarellus lutescens). Elles sont plus tardives dans la saison quand les bois sont bien mouillés. On les trouve souvent par grandes plaques et sont donc faciles à ramasser. Elles sont également délicieuses et supportent très bien d'être séchées au soleil.
Les craterelles sont assez proches des trompettes de la mort (Canterellus cornupioides). Malgré leur terrible nom, elles sont également délicieuses et on peut en manger toute l'année pourvu qu'on ait pris le temps de les faire sécher.
En voici dans la photo suivante parmi les craterelles.
On trouve aussi des Pieds de moutons (Hydnum repandum) qui sont également délcicieux. Ils poussent souvent en "ronds de sorcière", c-a-d disposés en cercle, il n'y a plus qu'à cueillir. Ils sont faciles à reconnaitre avec leurs petits picots sous le chapeau, souvent biscornus.
Bien sur, il ne faut pas oublier la famille des cèpes et bolets. C'est toujours un grand plaisir d'en trouver et de couper leur pied charnu. Quand on trouve, on espère qu'ils ne sont pas envahis pas les vers qui semblent les adorer aussi.
Lorsque la récolte est bonne, on les coupe en lamelles et on les mets dans des petits sacs et hop! au congélateur pour l'hiver. Avec un lapin, et un peu de vin blanc (Chablis !), ils libèrent leur parfum et c'est délicieux...mais ça c'est une autre histoire !

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